La GRL impose-t-elle un type de public particulier au bailleur ?
NON, la
GRL n’impose pas au bailleur un type de public particulier. Le bailleur est libre de sélectionner tout candidat locataire à la condition que celui-ci ait des ressources égales à 2 fois le montant du loyer (salaires, pensions, rentes, allocations, aides au logement …) quelle que soit sa situation. Parce que la précarité de l’emploi touche indistinctement tous les salariés, quelles que soient les zones géographiques, les bailleurs se trouvent de plus en plus confrontés à des risques d’impayés. La GRL facilite la mise en location par ,l’élargissement du champ des candidats locataires.
L’assurance GRL peut elle être souscrite par le locataire ?
NON, demander au locataire de s’assurer lui-même ne fait pas sens pour plusieurs raisons. L’impossibilité de recouvrer l’impayé si le, locataire paie la prime générerait un coût d’assurance dissuasif. Une assurance « impayés locatives »ne peut pas être proposée au locataire si elle prévoit de couvrir l’ensemble
des risques d’impayés (notion de perte d’aléa). Néanmoins comme en assurance «emprunteur immobilier», il peut être proposé au locataire une assurance concernant un risque précis : assurance invalidité, une assurance chômage…
Combien de bailleurs seraient prêts à prendre le risque d’accepter un locataire dans ces conditions ?
La GRL contribuera-t-elle à une augmentation des expulsions locatives ?
NON, La GRL se distingue fondamentalement par son volet social. Au delà de
la facilitation de l’accès au logement, la démarche sociale de la
GRL doit favoriser le maintien dans les lieux et réduire les expulsions. Un plan de remboursement amiable de la dette est mis en place pour les occupants de bonne foi dès le premier impayé. Il est construit après étude de la situation économique et sociale du locataire et avec proposition de démarches sociales ciblées (échelonnement de la dette, relogement, demande FSL, moratoire...). La GRL est intéressante pour le propriétaire parce qu’elle est sécurisante pour le
locataire confronté à un accident de la vie.