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Le Mouvement français pour le planning familial

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Rencontre avec Françoise Laurant, Présidente du Mouvement. Elle fait le point sur les objectifs de l’association et nous parle de son expérience.

Quel est l’objet du Planning Familial ? Le Planning Familial est une fédération de soixante dix associations départementales soit une centaine de groupes locaux. Notre objectif est de faire de la prévention. Plus, nous faisons de l’éducation à la sexualité et au choix. A l’origine d’une IVG, il y a souvent des contraintes d’ordre psychologique, moral ou économique desquelles il faut être à l’écoute. L’écoute joue un rôle primordial dans l’éducation. Au moment de la contraception il y a toujours une phase de négociation avec soi-même. Or les Français ont le défaut de ne pas parler de sexualité. Nous sommes là pour accompagner ce moment délicat. Le planning a une longue histoire, dites-nous en un peu plus A l’origine, les premières permanences ont été ouvertes pour que les gens qui souhaitaient avoir de l’information au sujet de la contraception puissent simplement en obtenir et parler de leurs problèmes. Les premières permanences ont eu lieu en 1961 dans la complète illégalité. La loi condamnait le simple fait de donner de l’information sur la contraception. Il est à noter que cette interdiction n’a été retirée de la loi qu’en l’an 2000. Grâce au vote de la loi Neuwirth (1967), toutes les associations qui avaient pour mission de donner de l’information ont enfin pu être reconnues. Beaucoup d’associations ont alors été agréées et ont eu l’autorisation d’accueillir le public. Quel est votre position par rapport aux discours féministes ? Le vote de la loi Veil (1975) a suscité une vaste réflexion et une prise de conscience au sein du Planning Familial qui nous ont amenées à nous déclarer féministe. Nos motivations étaient d’éviter les avortements, événement grave et traumatisant pour les femmes. Le Planning est alors entré dans une logique du droit des femmes à disposer de leur corps. Le lien entre la liberté de contraception et la discrimination des femmes en général est ténu. C’est à cette époque que nous avons adhéré au discours féministe, au point que nous l’avons intégré dans nos statuts. Mais cela n’avait pas pour nos de valeur politique, nous voulions simplement permettre aux gens d’accéder à l’avortement par l’écoute. Plus généralement, le féminisme est un mouvement de transformation de la société, et non pas seulement des droits des femmes. Aujourd’hui, entretenez-vous des liens avec le mouvement féministe ? Beaucoup de nos militantes y participent. De nombreux événements regroupant des associations féministes ont eu lieu récemment : PEKIN, PEKIN + 5, La marche mondiale des femmes. Le Planning Familial participe à ces démarches. Par ailleurs nous adhérons au Collectif national du droit des femmes qui regroupe associations et syndicats et organise une permanence sur les droits. Concernant la contraception quels sont les problèmes qui se posent encore aujourd’hui, quels sont les combats à mener ? Beaucoup de sujets restent sensibles. Tous les actes contraceptifs ne sont pas remboursés correctement. La gratuité des "soins" est un facteur important d’une prévention efficace. Par ailleurs nous ne sommes pas certains de la qualité de la pilule de troisième génération bien qu’elle soit déjà sur le marché. Plus généralement, le problème global de la prévention n’est pas porté par les services de l’Etat. Il n’existe pas de réelle politique de santé publique. Ce qui manque par-dessus tout, c’est une politique d’éducation à la sexualité. Les choses avancent très lentement de ce point de vue. La loi de juillet 2001 prévoit trois séances d’éducation sexuelle par an dans les Ecoles primaires... on n'en sait pas davantage en terme de méthode. Nous ne sommes pas suffisement associés aux réflexions. On ne peut pas dire qu’une politique de responsabilisation des jeunes soit le fil directeur de l’Education nationale. Or, ce n’est pas à la famille de prendre ces problèmes en charge. L’éducation sexuelle est donc encore un chantier important. Des textes et circulaires de l’éducation nationale existent, mais les établissements ne les appliquent pas. Un problème de fond se pose : la sexualité des mineurs n’est pas admise. C’est ce qui est ressorti de l’enquête INSERM sur l’IVG (2000). L’une des premières conclusions de cette enquête menée auprès d’un échantillon de femmes qui n’avaient pas prévu leur grossesse était en effet que la sexualité des jeunes est gommée. L’introduction de la pilule du lendemain dans les Collèges peut faire évoluer les choses. C’est une porte ouverte dans l’établissement scolaire. Une façon de responsabiliser les jeunes serait peut-être de leur donner davantage de droits avant leurs dix huit ans, en particulier par rapport à la sexualité. L’obligation de l’autorité parentale en matière de contraception me paraît très rigide. Quelle est votre réflexion par rapport à l’allongement de dix à douze semaines de grossesse pour pouvoir pratiquer un avortement ? Toute femme doit pouvoir obtenir un avortement. Dix semaines n’étaient pas suffisantes, c’est donc une bonne décision. On constate qu’à l’étranger, plus on accorde l’avortement tard, plus les femmes se font avorter tôt dans leur grossesse. La question de la viabilité du fœtus est un faux problème : il y a du vivant dans l’univers sans que ce soit pout autant un être humain. On devient une personne humaine une fois né. Pour en savoir plus Visitez le site du Mouvement français pour le Planning Familial http://www.planning-familial.org

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